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Biocoop Les Maladières

Qu'y a-t-il derrière le label bio ?

Qu'y a-t-il derrière le label bio ?

Le 22/08/2023

Derrière le label bio, qu’y a-t-il ? Au-delà de l’interdiction des pesticides chimiques de synthèse et des OGM, il y a tout un ensemble de règles répondant aux enjeux de l’écologie et de la santé humaine. Retour sur quelques points du règlement pour une consommation responsable.

Derrière le label bio, qu’y a-t-il ? Au-delà de l’interdiction des pesticides chimiques de synthèse et des OGM, il y a tout un ensemble de règles répondant aux enjeux de l’écologie et de la santé humaine. Retour sur quelques points du règlement pour une consommation responsable.

Par Marie-Pierre Chavel

Vignette Actu - Qu'y a-t-il derrière le label bioVignette Actu - Qu'y a-t-il derrière le label bio

Produits bio : quelle définition ?

Fruits, légumes, céréales, laitages, viandes…, un produit bio est issu d’une activité agricole (culture, élevage) et respecte le règlement européen (UE) 2018/848 concernant la production, la transformation, la distribution, l’importation, le contrôle et l’étiquetage. Tous les opérateurs bio sont contrôlés au moins une fois par an par des certificateurs validés par les pouvoirs publics. Ce à quoi s’ajoutent les contrôles de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). Qui dit mieux ?

Pendant la période de conversion du conventionnel à la bio, le paysan suit le règlement bio mais doit attendre deux à trois ans révolus, selon la production, pour qu’elle soit certifiée.

Photo d'illustration - Définition label bioPhoto d'illustration - Définition label bio

Les additifs

Afin de respecter la naturalité, lors de la transformation des produits, les additifs sont autorisés mais limités et non systématiques : 58 d’origine naturelle en bio contre 320 d’origine synthétique et naturelle en conventionnel (Agence bio).

Sont interdits :

Sont autorisés :

  • Les additifs synthétiques

 

  • Les additifs bio d’origine agricole, tels les lécithines, l’extrait de romarin, la caroube, la gomme de guar ou arabique, la pectine, la cire d’abeille, le rocou (pour la croûte de fromages), etc.
  • Les arômes naturels.
  • Les levures et autres microorganismes vivants, qui ne peuvent pas être labellisés bio car non issus de l’agriculture.
  • Des produits simples comme le chlorure de calcium (agent de coagulation), les extraits d’algues (agar-agar, carraghénanes), le charbon végétal, etc.

 

Photo d'illustration - label bio des boissonsPhoto d'illustration - label bio des boissons

Les boissons

L’eau. D’origine non agricole donc non bio.

Le vin. Certifié bio s’il respecte la règlementation sur la culture de la vigne et sur la vinification : pas de produits de synthèse ni issus d’OGM, limitation des sulfites selon les vins (rouges, blancs…), etc.

La bière. Bio si toutes les étapes de la fabrication le sont, de la production agricole (céréales – notamment orge, blé –, épices, etc.) au brassage, en passant par le maltage. Les levures n’étant pas certifiables en bio, elles se développent sur support non-OGM. De 2020 à 2022, des dérogations pour du houblon non bio ont été accordées par manque de disponibilité.

Cueillette

La récolte de champignons et de végétaux (plantes aromatiques et médicinales) sauvages est considérée comme une production biologique à condition notamment que leurs localisations n’aient pas été soumises à des substances interdites en bio pendant au moins trois ans avant la cueillette et que cette dernière ne compromette pas la biodiversité.

Les algues sauvages peuvent aussi être considérées comme bio sous conditions.

Chasse, pêche

Activités non reconnues comme productions bio par le règlement. Seuls les produits animaux issus d’élevages peuvent être certifiés bio. Exemple au rayon poissons, le saumon, la truite, la dorade, le bar, les crevettes. Les autres, y compris ceux des conserves (thon, sardines, maquereaux…), sont sauvages.

Le sel

Produit minéral et non agricole, il vient d’être décrété éligible à la certification bio. Les règles sont en attente de publication. À suivre de près, notamment les procédés d’extraction énergivores (évaporation artificielle de l’eau), qui peuvent appauvrir le sel (lavage du sel) ou qui ne respectent pas les systèmes naturels et les sols (extraction mécanique minière).

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Des règles en plus

Dans la composition des produits, tous les ingrédients agricoles sont bio (exceptés le lapacho pour le kombucha, les boyaux naturels et les poissons sauvages).

  • L’étiquetage des ingrédients doit être détaillé. Exemple : composition du chocolat, nature de la lécithine (possible entrée d’OGM) ou d’une huile, niveau de mouture ou raffinage du riz, du sucre, des farines, etc.
  • Limitation des arômes. Si utilisés, ils sont naturels et biologiques.
  • Limitation des ingrédients ultratransformés.

C’est dans ses propres produits que Biocoop réussit à poser un maximum de ses exigences.

Exemple : finis les sels nitrités dans les charcuteries. En matière de lutte contre l’ultratransformation : des recettes simples avec la suppression notamment de la pectine dans la confiture, du sirop d’orge malté dans les biscuits, des carraghénanes dans les crèmes dessert, etc.

Article extrait du n°129 de CULTURE BIO, le mag de Biocoop, distribué gratuitement dans les magasins du réseau, dans la limite des stocks disponibles.

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